Sur FB, pour celui ou celle qui vous parle, c'est à vous qu'il ou elle s'adresse, mais au sein de votre groupe. Celui ou celle à qui l'on s'adresse reçoit, au sein de son groupe. D' où la nécessité présumée d' une certaine éthique de la discussion dont j'ai entendu parler récemment dans un article sur Médiapart.. Cela dit, les internautes dans les groupes FB se doivent ils de ménager toujours les sensibilités, et jusqu'où ? Comment ne pas créer une sorte d' auto censure, de dialogue de langue de bois, tout en n'étant pas irrespectueux.se ? L'agressivité établie est elle toujours parfaitement mesurée par ceux et celles qui la produisent mais aussi par ceux et celles qui la perçoivent ? Est ce que la violence que l'on reçoit est blessante parce qu'elle est au sein d' un groupe, et ferait office de lynchage symbolique ? Est ce le but ? Toujours ? Ou est ce une perception ? Parfois ? Comment une confrontation des idées, notamment lorsque celle ci nous fait violence, peut-elle être exempte de toute agressivité ? Doit on se préserver de l'offensif ? Bien sûr je ne parle pas de violence dite "gratuite" .. Et si l'on ressent de la violence, quoi qu'il en soit, nous devrions nous en protéger .. Mais je souhaite mettre l'accent sur les perceptions liées aux particularités de ce réseau social.. Je pense qu'il faut tacher de rester honnête, que l'agressivité peut contenir parfois une forme d' honnêteté, qu'il faut aussi parfois savoir présenter ses excuses lorsque l'on a le sentiment d' avoir été trop loin ou d' avoir blessé quelqu'un, et je pense qu'il faut aussi se remettre soi même en question.. Il y a à se repositionner, réaménager notre espace selon nos propres limites sur FB, sans être catégoriques quand à qui imputer comme une faute l'intégralité de la violence ressentie dans une discussion, ou dans une intervention renvoyée à un monologue, ou encore dans une absence totale d'intérêt quand à la mise en ligne de liens, d'articles, que nous souhaitons partager avec nos ami.es virtuels . L'abstention totale de signe de reconnaissance peut être vécue comme violente du fait que FB est un groupe, si virtuel soit il, et que l'ignorance peut être perçue comme une exclusion. Au mieux, l'absence de signe d' intérêt pour les liens partagés peut conduire à un sentiment de solitude, en tout cas dans ce groupe virtuel. Pour peu qu'il soit une porte de sortie d' une solitude dans son existence physique, le sentiment de solitude peut être renforcé. Mais plutôt que d'imputer une faute à autrui, il est, me semble-t-il, plus sain de réfléchir aux causes de nos perceptions, et de se ménager en fonction de nos limites. C'est ainsi, entre autre, que FB contribue à mieux se connaitre.