Mais reste la mémoire Ce soir j'ai envi de pleurer. Non pas vraiment de chagrin, Plutôt d 'une certaine nostalgie, mais c'est encore un autre mot, assez indéfinissable. Un mélange d'adieu jamais dis, de je t'aime jamais entendus, de reconnaissance, de gratitude et de "pourquoi.s" mêlés, d'images qui fleurissent comme la mémoire.. Oui, la mémoire ne meure pas même, ou surtout, quand les corps sont assassinés. La mémoire alors surgit comme des graines qui germent, ultime sursaut de vie.. désir ardent, si dérisoire à l'échelle de l'univers.. Et pourtant.. Le non manque, c'est l'oubli et de l'oubli nait le désir, celui qui a toujours 20 ans, et qui disparait dans le non manque, manque que l'on cherche à nouveau pour ne pas oublier puis que l'on fuit.. pour renaitre encore. J'aime la vie qui me traverse. Si dérisoire soit-elle..