http://m.huffpost.com/fr/entry/6007678 Ce que m'inspire cet article : La recherche sur la sexualité est une excellente chose je trouve. Elle est d' une certaine manière notre écho, met une distance entre le "Je" et le "Nous", au profit de la connaissance, et non de la morale ou de récupérations diverses et d' injonctions plus ou moins directes. Elle en parle autrement. Mais je lis dans cet article, en conclusion : "on peut en parler sans la moindre suspicion" ... En tant qu'objet de recherche, et chercheur/euses, sans doute, bien qu'il y ait une manière d' en parler semble-t-il, pour éviter les suspicions, et que peut être selon que l'on soit un homme ou une femme, en fonction du sujet de recherche... Sans oublier qu'il y a des sujets plus suspicieux que d' autres y compris dans la recherche (pédophilie, inceste, libertinage, par exemple). En tant que femme, c'est une autre paire de manche que de parler de sexualité sans suspicion. Pourquoi j'ai pas envi d' en parler ? 1. Parce que ça me regarde. C'est intime, 2. Parce que je redoute les jugements de valeurs, de l'exclusion et la récupération, 3. Parce que j'ai peur des stéréotypes, des interprétations et des malades, des pervers qui mélangent tout : "elle regarde ça, elle parle de ci, elle fait cela, c'est qu'elle cherche ceci ou qu'elle consent à". J'ai peur des abus, de la manipulation, du viol), 4. Parce que j'ai peur de l'intrusion, 5. Parce que j'ai parfois honte de ce qui me fait jouir, 6. Parce que j'ai peur d'avoir l'impression de devoir me justifier. J'ai peur d' être en train de me justifier, d' avouer une sorte de péché, pour une absolution, plutôt que d' en parler pour expliquer (et m'expliquer) ce qui fait que, par curiosité, intérêt. Pourquoi j'ai envi d' en parler ? - Pour les raisons 2 à 6. - Pour ne plus avoir à me justifier, pouvoir en parler ou pas, quand, comment, et si je veux. En un mot, pour être libre.